L’accessibilité universelle, un beau défi à relever

Il faut désormais adapter lieux publics, commerces et logements afin de garantir aux personnes en situation de handicap le libre choix de leur projet de vie.

 

 

Le 1er octobre 2015 se tenait à Manosque une journée d’information et d’échange pour tous axée sur l’accessibilité, et sur la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Organisée par le département des Alpes-de-Haute-Provence cet événement fut l’occasion de dresser le bilan de la loi handicap du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances pour les personnes handicapées. Jean-François Chossy, qui en fut le rapporteur, et Évelyne Faure, vice présidente du département et présidente de la commission des droits et de l’autonomie de la MDPH, en rappelèrent les enjeux.

 

Tour à tour, l’ensemble des intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de faire de l’accessibilité un réflexe. En effet, si en dix ans, les initiatives favorisant l’accès aux handicapés ont fleuri çà et là, on est loin de l’objectif que s’étaient fixés les pouvoirs publics. Beaucoup reste à faire. En particulier il ne suffit plus de rajouter des plans inclinés ou d’élargir les portes pour laisser passer les fauteuils roulants. Il faut maintenant aboutir à une « Accessibilité Universelle ». Tout le monde doit profiter des adaptations. Dès leur conception, les ouvrages doivent permettre indistinctement un accès à tout pour tous, sans que cela soit synonyme de doublons, de surcharges, d’installations spéciales.

 

Au-delà des mots intégration, et maintenant inclusion, il faut que le réflexe accessibilité s’impose à tous. Les bâtiments publics, mais aussi les lieux associatifs et privés doivent garantir aux personnes en situation de handicap le libre choix de leur projet de vie. On en est encore loin, et ce bilan 10 ans après la promulgation de la loi sur l’égalité des droits et des chances en dresse le constat. L’ensemble de la société française a désormais l’impératif de mettre les bouchers doubles pour que les personnes handicapées participent au mieux à la vie sociale, professionnelle, à la vie tout court.

 

Pour rendre le cadre de vie plus accessible à nos concitoyens handicapés, des solutions existent. Pas nécessairement compliquées, pas nécessairement coûteuses non plus. Un peu de bonne volonté, et le savoir-faire que les professionnels doivent à présent adapter à cet impératif de partage, permettront dans un avenir proche de combler le retard. Responsables locaux, pouvoirs publics, commerçants, décideurs en tout genre et simples citoyens ont désormais un beau défi à relever.